Académie de Géopolitique de Paris Académie de
Géopolitique de Paris
Établissement d'enseignement supérieur privé
Colloque 15.04.2026

DIPLOMATIE SPIRITUELLE ET PAIX INTERNATIONALE

L’Académie de Géopolitique de Paris a organisé une conférence sur la diplomatie spirituelle envisagée comme un vecteur complémentaire de stabilisation et de médiation dans les relations internationales contemporaines, mercredi 8 avril 2026 au 5...

L’Académie de Géopolitique de Paris a organisé une conférence sur la diplomatie spirituelle envisagée comme un vecteur complémentaire de stabilisation et de médiation dans les relations internationales contemporaines, mercredi 8 avril 2026 au 5 rue Conté à Paris. L’intervention principale fut assurée par Cheikh Thierno Amadou Ba, figure reconnue de la diplomatie religieuse et du dialogue inter-spirituel à l’échelle internationale.

PRÉSENTATION

À l’heure où les conflits contemporains intègrent de plus en plus des dimensions identitaires, culturelles et religieuses, les approches diplomatiques classiques montrent leurs limites, ce qui confère à la diplomatie spirituelle un rôle croissant en tant qu’outil d’analyse et d’action. Celle-ci mobilise des acteurs non étatiques, notamment des autorités religieuses et des réseaux inter-spirituels, capables d’influencer les dynamiques de paix, de dialogue et de réconciliation, souvent en dehors des cadres institutionnels traditionnels.

L’expérience de Cheikh Thierno Amadou Ba, l’intervenant principal de la conférence, illustre concrètement les nouvelles formes d’influence non étatiques dans les relations internationales ainsi que leur rôle croissant dans les processus de médiation et de prévention des conflits. Cheikh Thierno Amadou Ba est Khalife de Bambilor (Sénégal) depuis 2001, fondateur de Bambilor TV et de l’ONG Fawzywanadiaty, Ambassadeur de la paix (de la Fédération pour la Paix Universelle). Il est un promoteur de la diplomatie spirituelle, du dialogue interreligieux et de l’engagement social et humanitaire.

La conférence visait à rassembler experts et acteurs divers autour de plusieurs axes des réflexion structurants, notamment le rôle des autorités spirituelles dans la gestion des crises internationales, l’articulation entre diplomatie classique et diplomatie religieuse, la contribution des valeurs éthiques et spirituelles à la construction de la paix, ainsi que les perspectives d’intégration de ces approches dans les cadres contemporains de la gouvernance mondiale. Ce fut une opportunité de dialogue et d’échange particulièrement pertinente pour appréhender les recompositions en cours de la scène internationale et les nouvelles dynamiques de la paix dans cet environnement global en mutation.

COMPTE RENDU

Dr. Ali RASTBEEN, Président de l’Académie de Géopolitique de Paris, « Ouverture et mot de bienvenue ».

Mesdames et Messieurs, bonjour, merci de votre présence, et merci beaucoup à M. le Khalife Cheikh Thierno Amadou Ba de nous avoir honoré en participant à cette réunion. C’est un grand plaisir de faire votre connaissance.

Comme vous le savez, nous sommes une institution pédagogique, en France, et en France la loi sur la laïcité impose la séparation de la politique et de la religion. Aujourd’hui, dans le monde actuel, la religion a une responsabilité : responsabilité concernant leurs peuples, responsabilité envers son histoire, et la responsabilité envers son avenir. Et malheureusement, aujourd’hui on constate que des sociétés qui sont bien (…) progrès, dédouanent, abusent la loi internationale, et cet abus malheureusement n’est condamné par aucun religieux. La religion essentielle est venue pour éduquer la société. Le moment où la société a été éduquée, aucune société n’a pas besoin d’une religion. Mais actuellement c’est l’inverse.

Et c’est pour cela que nous avons l’honneur de recevoir le Khalife, qui va nous expliquer un petit peu sur la situation, sur la responsabilité de la religion pour la paix. La paix, aujourd’hui, elle est en danger. Les dangers de la société concernent la responsabilité des religions. Si on parle de religions, c’est-à-dire que nous parlons de la dignité. Si on parle de la dignité, on parle de la responsabilité de toutes les sociétés, qui concernent la religion.

Aujourd’hui, on le sait, les États-Unis, un grand pays au niveau militaire, financement, à tous les niveaux, etc., la plupart des religions sont installées aux États-Unis, et la plupart des fanatismes religieux sont basés aussi aux États-Unis, mais ce sont les États-Unis qui font des bêtises… envoient des missiles, bombardent les universités – il n’y a pas que les hôpitaux – au nom de défendre la démocratie… Les États-Unis avaient déjà essayé en Irak, au Vénézuela, en Afghanistan, ils n’ont pas réussi. Pourquoi n’ont-ils pas réussi ? Puisque c’est un élément qui est au service des grandes sociétés « pétrodollars ». L’humain a la responsabilité de la dignité.

Je ne voulais pas faire un discours mais simplement adresser un mot de bienvenue. Vous êtes le bienvenu, nous vous écoutons selon votre éducation et votre formation ainsi que vos autres missions, et nous espérons bénéficier de votre connaissance et de votre savoir. Nous sommes à vous, Votre Excellence.

M. Mouhamadou Bachir MBENGUE, Directeur exécutif ONG Fawzy Wa Nadjaty (FWN), « Présentation de la délégation et du Khalife ».

Merci beaucoup, merci pour cet accueil. Je vais présenter la délégation du Khalife avant de lui donner la parole pour sa communication. Je m’appelle Mouhamadou Bachir Mbengue, je suis l’un des assistants du Khalife,

Je suis accompagné de Mme. Mbeugné Dieng, qui est membre de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), qui est maintenant la vice-présidente au niveau du Sénégal,

Toujours dans la délégation, je suis accompagné de M. El Hadji Malick Ba, disciple du Khalife et assistant chargé des relations internationales,

À sa suite, vous avez M. Salihou Keita, expert en marchés publics, haut-cadre de l’administration, ancien directeur général Centre international du commerce au Sénégal et qui a mené pas mal d’innovations dans l’organisation, la circulation et le déploiement de la foi, qui aujourd’hui travaille en tant qu’expert international et qui est membre de la délégation,

À sa suite, plus loin, M. Kame Seydou Nourou, le chargé de la communication digitale du Khalife,

Ainsi que M. Joël Broquet, qui est le « pont », si je puis dire, entre les organisations et le Khalife. Il est le président de l’association Carrefour des acteurs sociaux, et il travaille aussi avec le Khalife pour l’organisation du Colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR) en France, et sur bien d’autres projets sur lesquels nous reviendrons,

Et M. Patrick Jouan, je parle pour notre délégation, qui a été d’un grand apport pour la mise en place de l’agenda que le Khalife est en train de suivre, (…) et M. Jacques Marion, qui a reçu hier le Khalife et qui l’a élevé au rang d’Ambassadeur de la paix. Aujourd’hui le Khalife fait partie de ce grand réseau des Ambassadeurs de la paix de la Fédération pour la paix universelle (FPU),

Et il y a aussi (…), journaliste expert en communication, qui vient d’arriver.

Je vais maintenant présenter le Khalife.

Vous savez, au Sénégal nous sommes un pays laïque, à 95 % de musulmans, 4 % de chrétiens, 1 % de religions traditionnelles. Mais nous sommes un pays où le vivre-ensemble est un legs. Aujourd’hui, les chrétiens et les musulmans au Sénégal c’est une famille. Nous sommes le seul pays qui a un cimetière mixte, où le mariage mixte est célébré, où le premier président du Sénégal était chrétien, élu par des guides religieux. Le Sénégal est un pays où l’islam est confrériste. Les confréries ce sont les grandes communautés. Il y a la confrérie Tijane (Tijaniyya) que beaucoup connaissent, qui vient du Maroc, la confrérie Mouride (Mouridiyya), la confrérie Layeniyya.

Le Khalife ici présent fait partie de la grande communauté, de la confrérie Tijane. Il est guide religieux, et des milliers et des milliers de disciples se reconnaissent en lui, et ses disciples de l’extérieur du Sénégal il va aller les voir pour renforcer leur foi, leur spiritualité, mais aussi dans le cadre de la vie en général, voir les difficultés qui les accompagnent. Ces guides religieux sont en quelque sorte une soupape de sécurité du Sénégal.

Oui, c’est vrai, la politique est séparée de la religion, mais la religion a un fondement essentiel dans la vie politique. Nous sommes le seul pays où quand le président est élu, le matin, le lendemain ou le soir il va faire acte d’allégeance à ces guides religieux, à faire le tour de tous les guides religieux pour faire acte d’allégeance. C’est auprès de ces guides-là que la stabilité du pays se joue. Le dernier exemple que je donne, c’est lors de la Covid-19. Le Sénégal a été sauvé de la Covid-19 par ses guides religieux. Ce ne sont pas les lois, ni les mesures ou arrêtés qui ont été pris par l’État qui ont fait respecter à nos citoyens le port du masque ou la distanciation sociale. Le Sénégal pendant la première semaine a connu beaucoup de morts et beaucoup d’indiscipline, parce que c’est un pays jeune. L’essentiel de la population est jeune et l’essentiel de la population travaille dans (…) donc ils ne dépendent pas d’un salaire (…). Donc il fallait sortir chercher à manger pour ne pas avoir faim, sauf que le gouvernement a pris des mesures, que ce n’était pas une raison de les confiner. Il a fallu que le président aille voir les guides religieux, pour que le lendemain ces guides religieux apparaissent à la télévision avec un masque, laver les mains, et prier, disant qu’on pouvait fermer les mosquées pour que la ville soit tranquille.

C’est la même chose dans pas mal de cas, et je ne vais pas m’allonger, mais c’est pour dire que c’est à cause de cela maintenant que, le Khalife ayant compris cela, toute l’utilité de ces guides religieux aussi bien d’obédience musulmane ou chrétienne que juive, qu’au-delà de leur légitimité il faut aller vers leur légalité pour construire ce qu’on appelle la diplomatie religieuse. Je pense qu’en cela, l’Académie de Géopolitique de Paris sera d’un grand apport pour la construction d’une Chaire de la diplomatie religieuse.

Juste pour vous expliquer la dimension de ce socle, qui à travers la diplomatie religieuse a mis en place ce qui s’appelle le CIDIR, le Colloque International sur la Diplomatie Religieuse, pour conceptualiser, pour avoir une (…) conceptuelle. Cet homme, à travers les dialogues interreligieux a signé une convention avec le Vatican, à travers le Préfet du Dicastère pour le Dialogue Interreligieux. Cet homme, à travers la lutte contre l’immigration clandestine, est en train de travailler pour que des jeunes Africains puissent être formés et qu’il y ait un échange normal, équilibré, pour que celui qui a du mal à faire fonctionner sa sécurité sociale, à faire payer ses (…), puissent faire bénéficier à ces jeunes qui ont de la force, une formation adéquate, pour que nos jeunes, nos frères, nos sœurs, puissent voyager dignement, à l’image de ce qui ne se fait pas. Voilà cet homme, qui est venu aujourd’hui nous parler de son expérience, de son vécu. Je vous remercie et je passe la parole à M. Thierno Amadou Ba.

Cheikh Thierno Amadou Ba, Khalife de Bambilor (Sénégal) depuis 2001, fondateur de Bambilor TV et de l’ONG Fawzy Wa Nadjaty (FWN), Ambassadeur de la paix (Fédération pour la Paix Universelle), promoteur de la diplomatie spirituelle, du dialogue interreligieux et de l’engagement social et humanitaire, « Diplomatie spirituelle et paix internationale ».

Merci Mouhamadou Bachir MBENGUE. M. Ali Rastbeen, président de l’Académie de Géopolitique de Paris, M. Jacques Marion, président de la FPU, M. Joël Broquet, président du Partenariat Eurafricain, Mme. Dieng, présidente de la paix en Afrique-Centrafrique, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, illustre assemblée, permettez-moi avant toute chose de vous adresser mes sincères remerciements pour l’honneur qui m’est fait aujourd’hui de prendre la parole au sein de l’Académie de Géopolitique de Paris. Merci beaucoup. Je tiens également à saluer la qualité des travaux et des réflexions qui animent cette prestigieuse institution, véritable carrefour du savoir et du dialogue international.

Dans un monde marqué par des tensions persistantes, des recompositions géopolitiques profondes et des crises aux dimensions multiples, il devient nécessaire de repenser les instruments de la paix et du dialogue entre les nations. Si la diplomatie classique demeure un pilier essentiel des relations internationales, elle ne saurait, à elle seule, répondre à la complexité des dynamiques contemporaines. C’est dans cette perspective que s’inscrit la réflexion que je souhaite partager avec vous aujourd’hui, autour d’un concept à la fois ancien dans ses racines et novateur dans ses applications : la diplomatie spirituelle.

Ainsi, ma communication s’articulera autour de trois axes majeurs : premier axe, les limites de la diplomatie classique face à l’émergence de la diplomatie spirituelle ; deuxième axe, les acteurs de cette diplomatie, véritables artisans de paix ; et enfin, les conditions de son efficacité en tant qu’instrument au service de la paix mondiale.

AXE 1 : La diplomatie classique et ses limites face à l’émergence de la diplomatie spirituelle

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, la diplomatie, dans son acception formelle, est une pratique institutionnalisée, légale et reconnue, exercée par des représentants des États, souvent assermentés, et inscrite dans un cadre normatif précis. Toutefois, aussi essentielle soit-elle, cette diplomatie n’est pas sans limites. Elle évolue dans des sociétés profondément marquées par des valeurs culturelles, des référents moraux, et des croyances religieuses qui influencent les comportements collectifs.

C’est dans ce cadre qu’intervient la diplomatie spirituelle, qui, loin d’être nouvelle, s’inscrit dans une continuité historique ancienne où des figures comme les sages, les prêtres ou les prophètes jouaient déjà̀ un rôle de médiation entre les hommes et le sacré. Mais au-delà de cette complémentarité naturelle, il faut aussi avoir le courage de reconnaître une réalité : il existe encore aujourd’hui une forme de méfiance entre ces deux sphères. Très souvent, la diplomatie classique et la sphère spirituelle se regardent, pour ainsi dire, en chiens de faïence.

D’un côté, certains milieux académiques ou politiques nourrissent une réserve, voire une défiance, vis-à-vis du religieux. De l’autre, certaines autorités spirituelles peuvent percevoir la diplomatie étatique comme éloignée des valeurs éthiques ou morales. Or cette opposition est en grande partie fondée sur des malentendus. Dans une approche scientifique et rigoureuse, il devient nécessaire de dépasser ces clivages. C’est l’esprit qui compte, plus que les pratiques individuelles. La diplomatie classique et la diplomatie spirituelle sont appelées à se compléter.

AXE 2 : Les acteurs de la diplomatie spirituelle, artisans de paix et médiateurs universels

La diplomatie spirituelle ne se limite pas uniquement au religieux au sens strict. Elle s’exprime également à travers des courants philosophiquesqui ont proposé de véritables modes de vie fondés sur une élévation de l’être humain. On peut citer ici Épicure et l’épicurisme, qui prônent la recherche d’une paix intérieure, Zénon de Citium et la tradition stoïcienne fondée sur la maîtrise de soi et la raison. Ces approches constituent à leur manière des formes de spiritualité intellectuelle, orientées vers l’harmonie individuelle et collective.


Parallèlement, sur le plan religieux, l’histoire nous enseigne que les grandes traditions ont été portées par des figures majeures : notre prophète Mohamed, Jésus-Christ, ainsi que Moïse, etc., qui ont non seulement transmis des messages spirituels, mais également contribué à structurer des sociétés entières autour de valeurs éthiques, sociales et juridiques. Dans cette dynamique, il est également important de valoriser des figures issues du monde musulman et africain, comme Cheikh Ahmed Tijani, dont la pensée et l’héritage constituent aujourd’hui un véritable pont spirituel entre les peuples, favorisant le vivre-ensemble, la solidarité et l’élévation morale.

AXE 3 : Une diplomatie au service de la paix

Comment transformer cette ressource en un véritable instrument de paix mondiale ? Dans cette perspective, trois niveaux d’action peuvent être envisagés.

Premièrement, renforcer l’engagement scientifique et académique. Il est aujourd’hui fondamental d’inscrire la diplomatie spirituelle dans un cadre scientifique et universitaire rigoureux. À ce titre, des initiatives comme le Colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR) constituent des avancées majeures.

Deuxièmement, instaurer des cadres de dialogue et de confiance au niveau des sociétés. La paix ne se construit pas uniquement au sommet des États. Elle se construit également au sein des sociétés. Il devient donc nécessaire de favoriser des rencontres régulières, des espaces de débat sincères et un dialogue respectueux entre acteurs religieux, politiques et sociaux. Cela implique un double engagement : le respect des croyances religieuses dans leur diversité, mais aussi une responsabilité des croyants à orienter, sans remettre en cause leur foi néanmoins, leur pratique dans le respect des lois et de l’intérêt général. Autrement dit, il s’agit de construire un équilibre entre liberté spirituelle et cohésion sociale.

Troisièmement, intégrer pleinement les acteurs spirituels dans la gestion des crises. Il est essentiel de reconnaitre que, dans de nombreux conflits contemporains, la dimension religieuse est présente, qu’elle soit explicite ou implicite. Dans ce contexte, il serait contre-productif de marginaliser les acteurs spirituels. Au contraire, ils doivent être associés aux processus de résolution des crises, car ils disposent d’une légitimité auprès des populations, d’une capacité de médiation, et d’une influence sur les consciences. On peut penser, par exemple, à des situations complexes comme celles liées à l’Israël où les dimensions religieuses sont profondément imbriquées aux enjeux politiques. À l’inverse, certaines expériences montrent l’efficacité de cette approche.

En conclusion, au terme de cette réflexion, il apparait clairement que la diplomatie spirituelle ne constitue ni une alternative marginale, ni une utopie idéaliste, mais bien une ressource complémentaire et nécessaire dans la quête de la paix mondiale. Dans un contexte où les crises contemporaines sont souvent enracinées dans des dimensions identitaires, culturelles et religieuses profondes, ignorer le rôle des acteurs spirituels reviendrait à se priver d’un levier essentiel de compréhension et de médiation. L’enjeu n’est donc pas d’opposer diplomatie classique et diplomatie spirituelle, mais de les articuler dans une approche intégrée, fondée sur le dialogue, la reconnaissance mutuelle et le respect des valeurs humaines fondamentales. En renforçant leur ancrage académique, en favorisant les espaces de dialogue au sein des sociétés et en intégrant pleinement les acteurs spirituels dans la gestion des crises, il devient possible de construire une diplomatie plus inclusive, plus humaine et, surtout, plus efficace.

Ainsi, la diplomatie spirituelle peut devenir non seulement un instrument de paix, mais également un vecteur d’espérance pour un monde en quête de sens, de stabilité et d’harmonie. Je vous remercie de votre aimable attention.

SÉANCE DE QUESTIONS-RÉPONSES

Séance de questions-réponses en cours de transcription.